Darfour: le monde bouge... un peu

Darfour: le monde bouge... un peu
28/06/2007

Des massacres, des viols et des violences au Darfour, il en a fallu beaucoup pour que, lundi dernier à Paris, la communauté internationale se pose enfin la question d'une action concrète.
Robert Pailhès


En Afrique, les belles couleurs sont trompeuses. Bleues, vertes ou orange sur les habits des femmes de la province du Darfour, elles disent le contraire de ce que celles-ci subissent comme viols et outrages de toutes sortes depuis 2003, lorsque des miliciens, les «janjawids» ont commencé, avec l'indulgence sinon la bénédiction de Khartoum, de «punir» une rébellion qui voulait voir le pouvoir central et les richesses locales redistribués.
Des massacres, des destructions de villages et des violences à l'égard de millions d'êtres humains, il en a donc fallu vraiment beaucoup en quatre ans – 200.000 morts, deux millions de déplacés – avant qu'une réunion diplomatique soit enfin opérationnelle lundi dernier à Paris.
Pas exactement une conférence, en fait. Plutôt une «réunion ministérielle» du «Groupe de contact élargi», réunion chargée d'«accélérer la mise en œuvre de solutions». Solutions qui se déploient en quatre dimensions: la relance du processus politique, la situation humanitaire et sécuritaire, la reconstruction des zones affectées par la crise, la résolution de ladite crise.


Dix-huit pays étaient représentés, dont plusieurs de l'Union européenne. Concernant les personnalités, on y a vu la secrétaire d'Etat états-unienne Condoleezza Rice, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le représentant de la Ligue arabe Amr Moussa, Javier Solana, haut représentant pour la politique étrangère et la sécurité commune de l'Europe, et deux hauts diplomates chinois et russe.
Mais on n'y a pas vu l'Union africaine, qui a eu sans doute quelque raison de s'être vexée de ne pas avoir été expressément invitée. En effet, ce sont ses soldats et les casques bleus des Nations unies qui vont se déployer dans la région, une force de 19.000 hommes dont le principe a été arraché au gouvernement soudanais, le 12 juin dernier, après trois mois de discussions en coulisse.
«Un consensus s'est dégagé sur la priorité à donner à une solution politique, sous l'égide de la médiation conjointe de l'Union africaine et de l'ONU», a déclaré à la sortie de la réunion le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français, Jean-Baptiste Mattéi. Le tout défini par «une feuille de route qui nécessite l'effort de tous».
Certes, les autorités soudanaises et les mouvements rebelles seront invités comme «comédiateurs et acteurs régionaux», aux côtés de la «communauté internationale dans son ensemble à qui il reviendra, dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations unies, de prendre des mesures adéquates à l'encontre de ceux qui refusent de négocier dans les conditions de la feuille de route».
On voit là toute la difficulté du problème: convaincre le gouvernement soudanais d'en faire plus alors qu'il estime sans vergogne en avoir bien assez fait...
Par ailleurs, il faut relever la présence de la Chine parmi les «chercheurs de solution» au Darfour. Une Chine qui, faut-il le rappeler, est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et, à ce titre, capable de poser son veto. Et une Chine accusée de complicité avec le gouvernement soudanais en échange d'une bonne prise en compte de ses intérêts pétroliers. Pas étonnant qu'elle ait estimé, lors de la conférence, qu'il serait contre-productif de menacer Khartoum, comme sont tentés de le faire certains. Le seul point positif émis par les Chinois est de souhaiter que les rebelles entrent dans les négociations.



La mémoire du French Doctor

Pendant ce temps, dans ce Darfour grand comme la France mais aussi au Tchad voisin, confusion et chaos sont le lot quotidien. L'hyperactif Sarkozy, pas peu fier d'avoir lancé cette «initiative française», a eu beau déclarer qu'«au Darfour, le silence tue, il faut agir tout de suite, et sur tous les fronts», on sait bien que sur le terrain – et comme d'habitude quand les Etats mettent trop de temps à se décider ou se révèlent impuissants devant les drames –, ce sont les organisations non gouvernementales qui gèrent le problème.
Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, en sait quelque chose, lui le «French Doctor» qui, après avoir plongé ses guêtres dans le bourbier nigérian il y a près de quarante ans, doit voir défiler dans sa mémoire quelques similitudes avec le bourbier soudanais. Mais il est aujourd'hui sous les lambris, en première ligne des discussions de lundi dernier et, à titre personnel, en train de jouer une partie de son pari de développer son influence politique dans le camp opposé.


Il sait aussi que la feuille de route prévue par ladite réunion sera plus longue à écrire que la décision, prise le 17 juin, d'envoyer l'armée française dans l'est du Tchad pour secourir les personnes déplacées.
Il sait enfin que, sur le plan émotionnel, le monde a changé. On souvient de Bob Geldorf lançant un cri d'alarme pour l'Ethiopie, pays voisin du Soudan, il y a une vingtaine d'années. Sauf qu'à l'époque le problème de l'Ethiopie était humanitaire alors que celui du Darfour est d'abord politique.

# Online seit Freitag, 29. Juni, 2007 um 05:57

Un des candidat à se prononcer



Ceci est une information est pasune propagande

# Online seit Montag, 30. April, 2007 um 06:56

Geändert am Freitag, 29. Juni, 2007 um 05:55

Petite vidéo

Sans commentaire

# Online seit Montag, 30. April, 2007 um 06:43

Geändert am Montag, 30. April, 2007 um 06:55

Darfour : les populations civiles ne peuvent plus attendre

Darfour : les populations civiles ne peuvent plus attendre
Le conflit perdure au Darfour et dans l'Est du Tchad.

Meurtres, viols, pillages, déplacements forcés massifs sont utilisés comme armes de guerre.

Il est urgent de protéger les civils.

Tout en sachant que le gouvernement soudanais vient de donner son accord pour la mise en oeuvre de la phase 2 du plan onusien, nous demandons le déploiement immédiat d'une force de maintien de la paix efficace.

La première phase, déjà bouclée, consistait en l'envoi au Darfour de conseillers de l'ONU, chargés d'aider la police, de personnels et matériels civils.

La deuxième phase prévoit que 3.000 militaires et policiers, appuyés par des hélicoptères de combat renforcent les 7.000 hommes de la mission de maintien de la paix de l'Union Africaine.

Ce deuxième volet devra ultérieurement être complété par la troisième phase du plan qui devrait déboucher sur le déploiement d'une force hybride ONU-UA forte de 20.000 hommes.

Le 29 avril est la date «non officielle» du 4ème anniversaire du début du conflit actuel.

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# Online seit Montag, 30. April, 2007 um 06:36

Geändert am Montag, 30. April, 2007 um 06:54

Coup de gueule !

Coup de gueule !
Mais où sont les Français, les Anglais, les Américains qui préférent faire la guerre à un pays comme l'Irak, quand il s'agit d'un pays pauvre sans pétrole (ou peu) alors la les justiciers du monde sont absent .


Pour me soutenir lachez des com's pour se masacre SVP merciiiiiiii

# Online seit Montag, 30. April, 2007 um 06:31